Nigardsbreen – Long Blue Ice Hike

Randonner en Norvège vous permettra d’accéder à des points de vue époustouflants auxquels aucune route ne mène. Trolltunga, le rocher du Preikestolen ou les 4.444 marches de Flørli en sont quelques exemples et vous trouverez tous les détails de ces itinéraires dans la rubrique « Norvège« . Pays de fjords et de montagnes, la Norvège compte pas moins de 2.534 glaciers. Les glaciers jouent un rôle majeur dans l’économie du pays : l’électricité norvégienne provient à 15 % des bassins hydrographiques qu’ils alimentent. Le Jostedalsbreen forme la plus haute calotte glaciaire d’Europe continentale et recouvre une superficie de près de 500 km2. Le Nigardsbreen, un de ses bras, est le glacier le plus spectaculaire et le plus facilement accessible. On peut même aller s’y promener … avec un guide bien entendu ! Prêt pour une randonnée inoubliable en Norvège ?

Alors chaussez vos crampons et vivez une expérience incroyable sur le Nigardsbreen !


A l’assaut du Nigardsbreen …

Pour notre seconde et dernière journée à Høyheimsvik, nous avons décidé de randonner sur un glacier. De bon matin, nous avons pris la direction de Gaupne, situé à 7 kms de Nes Gard ; puis la Rv 604 sur quelque 33 kms jusqu’au Centre de visiteurs « Breheimsenteret ». Vous y trouverez notamment une exposition interactive qui vous apprendra comment les glaciers se sont formés et comment ils ont façonné le paysage au fil du temps. Mais vous pourrez également y réserver une multitude d’excursions comme du kayak sur le lac glaciaire ou encore des randonnées sur le glacier.

C’est ensuite une route à péage qu’il vous faudra emprunter sur 3 kms pour arriver au petit parking situé au bord du Nigardsvatnet où nous avions rendez-vous avec notre guide pour 11h00. Nous avions réservé nos billets en ligne via Jostedalen Breførarlag et avions opté pour le « Long Blue Ice Hike » (700 NOK/pers. en 2019).

Après les formalités administratives et armé de notre équipement (crampons et piolet), nous voilà partis pour une marche d’environ 45 minutes sur un terrain accidenté pour rejoindre le glacier. Portez de bonnes chaussures car le trajet peut-être glissant à certains endroits !

Vous ne souhaitez pas faire la marche sur le glacier mais vous en approcher davantage ? Suivez le T 🙂 Pas besoin de guide : vous pouvez vous rendre par vous-même au pied de la langue glaciaire. Soyez néanmoins toujours vigilant lorsque vous vous rapprochez d’un glacier : respectez les panneaux d’avertissement et n’enjambez pas les clôtures. Deux touristes ont été tués en 2014 après qu’un bloc de glace se soit détaché du glacier. Même si le glacier est un bloc de glace que l’on croirait figé, il est en perpétuel mouvement

N’est-il pas impressionnant ce glacier bleu azur, enclavé dans cet écrin de roche ? D’ailleurs savez-vous pourquoi les glaciers sont bleus ? Plus la glace est dense, plus elle est bleue. Un jeune glacier est riche en bulles d’air et apparaît donc blanc. À l’inverse, un glacier ancien se compose d’une glace qui se densifie et se compresse sous la pression au fur et à mesure du temps. Elle apparaît ainsi bleutée.

Les crampons aux pieds, le baudrier ajusté et le piolet à la main, nous empruntons l’escalier taillé dans la glace. Nous progressons en cordée, tous les 11. Personne ne parle ; un silence absolu règne. Seul le crissement de nos crampons sur la glace se fait entendre. Nous sommes subjugués par la beauté des lieux. Continuons à en apprendre plus sur les glaciers … Au fil du temps, le glacier glisse lentement vers le bas : ce mouvement est à l’origine de la formation des crevasses et des séracs. Comme la glace n’est pas un matériau souple, quand le glacier bouge, celle-ci va avoir tendance à se facturer. C’est ainsi que naissent les crevasses. Quant à l’amoncellement de blocs de glace désordonnés que vous avez pu voir en montant les escaliers c’est un sérac.

La vie du glacier, ce sont les craquements des crevasses qui s’ouvrent ou des séracs qui basculent […]

Alain Boucharlat

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, il est à présent l’heure de quitter le Nigardsbreen pour rejoindre la terre ferme et retourner au parking. Mais avant, abordons encore un point : le réchauffement climatique et ses conséquences. Au XXème siècle, certains glaciers norvégiens ont reculé de 2,5 kms. On dit qu’un glacier recule ou qu’il se retire quand son volume diminue. Certains glaciers avancent quand il gagne de la glace. Ce fut notamment le cas du Nigardsbreen dont l’épaisseur de la glace a augmenté de 13,8 m entre 1977 et 2007. Même s’il a reculé de 136 m dans les 5 années qui ont suivi 🙁

Notre véhicule récupéré, nous voilà partis pour près de 3 heures de route à travers le parc national du Jotunheimen via la Rv 55, la route panoramique du Sognefjell. Aussi surnommée « la route sur le toit de la Norvège », elle grimpe jusqu’à 1.434 mètres d’altitude. Cet itinéraire a été tracé en 1939 par de jeunes chômeurs entre Lustrafjorden et Lom. Le paysage est à couper le souffle : alors prenez le temps de vous arrêter pour profiter de la beauté du paysage ! La route est généralement ouverte de mai à septembre mais la neige peut y tenir jusqu’à début juillet.

Nous arriverons vers 20h00 à Lom où nous passerons la nuit dans une petite cabane cosy au Fossheim Steinsenter. Si vous êtes passionné de géologie, ce centre réunit un choix impressionnant de superbes pierres, minéraux, fossiles, gemmes et bijoux ainsi qu’un grand musée de spécimens géologiques. Le lendemain, nous prendrons un peu de hauteur et grimperons au sommet du Lomseggen, à 1.289 mètres. Vous le voyez en arrière plan …

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