GR56 : Botrange – Malmedy – Butgenbach

La première étape vous emmènera du « toit de la Belgique » (Signal de Botrange) jusqu’à la ville animée de Malmedy. C’est dans un paysage fagnard que vous progresserez tout d’abord pour ensuite avancer au fil du Trô Maret. Une fois arrivé à la Ferme Libert, la forêt prendra la relève pour vous emmener dans la vallée de la Warche et rejoindre Malmedy.

Quant à la seconde étape, elle allie nature et curiosités historiques tout au long du parcours. Petits sentiers, parfois rocailleux, immenses prairies mais surtout de très belles récompenses : les lacs de Robertville et de Butgenbach. Alors après avoir randonné d’un lac à l’autre, finissez par vous y baigner !

Après l’effort, le réconfort !


Avant de commencer …

Parking

Nous avons décidé de laisser notre voiture à Butgenbach (point d’arrivée du J2). Il y a de nombreuses possibilités de parking à Butgenbach, et ce gratuitement ! Nous étions garés sur un petit parking à l’intersection de la Monschauer Strasse et de la Mariengasse.

Transport en commun

Nous avons pris la ligne TEC 394 Eupen – Büllingen – Sankt-Vith, au départ de Butgenbach (le long de la Monschauer Strasse) pour le Centre Nature de Botrange :

  • Durée du trajet : 15 minutes environ
  • Prix d’un ticket : 3,60 € (en 2018)

Logement

Ce ne sont pas les logements qui manquent à Malmedy. Nous avions opté pour un petit studio aux Terrasses de Malmedy (studio de la Famille Barabason-Pirard).

Restaurant


GR 56 – J1 : de Botrange à Malmedy (26 kms)

C’est de la Maison du Parc à Botrange que démarre cette marche de 26 kilomètres. Vous pourrez vous y renseigner sur les possibilités d’excursions dans la région, reprendre des forces dans la cafétéria-restaurant « Fagn’étéria » ou encore, si vous avez suffisamment de temps, visiter l’exposition permanente Fania qui vous présentera les Hautes Fagnes dans tous leurs états. Allez hop, c’est parti : direction Malmedy en suivant le balisage (traits blancs et rouges horizontaux) du GR 56 !

Premier arrêt obligatoire : le signal de Botrange ! Mais avant d’y arriver, arrêtez-vous un instant à la plateforme panoramique et profitez de la vue qui s’offre à vous sur le vaste paysage du Plateau des Hautes Fagnes. Situé à une altitude de 694 mètres au-dessus du niveau de la mer, le signal de Botrange est le point culminant de la Belgique depuis 1919.

Partez ensuite à la découverte de la Fagne de la Poleûr ! La fagne de la Poleûr s’étend entre la Baraque Michel et le Mong Rigi sur 54 hectares, à une altitude moyenne de 660 mètres. Réserve naturelle depuis 1984, il s’agit d’une zone de recherche privilégiée pour les scientifiques mais elle remplit également un rôle didactique en informant ses visiteurs de l’évolution et l’équilibre des principaux écosystèmes fagnards.

Caillebotis

Le paysage que vous verrez devant vous est le résultat de plusieurs siècles d’activités humaines. Il n’est donc pas vraiment « naturel ». Jusqu’au Moyen-Âge, les Hautes Fagnes étaient couvertes à 90 % de forêts de feuillus. Vers 1840, d’importantes surfaces de lande ont été replantées d’épicéas. Réserve naturelle depuis 1957, l’accès y est aujourd’hui strictement réglementé : des caillebotis et des sentiers balisés emmènent les visiteurs à sa découverte ! Quant aux zones les plus sensibles, elles sont totalement inaccessibles.

Vous voilà à présent au parc synoptique de l’IRM. Vous pourrez y voir toutes sortes d’instruments destinés à mesurer la vitesse et la direction du vent à différentes hauteurs mais également la température, l’humidité de l’air et la pression atmosphérique ou encore la température au niveau du gazon.

Parc synoptique de l'IRM

Le haut plateau fagnard constitue le premier obstacle que rencontrent les masses d’air amenées par les vents dominants d’origine océanique. En s’élevant pour franchir cet obstacle, l’air se refroidit, des nuages se forment et cela provoque une pluviosité abondante. La transpiration de l’important couvert végétal accentue encore cette forte humidité du milieu. Il pleut en moyenne 170 jours par an dans les Hautes Fagnes, ce qui équivaut à 1.435 mm/an (Bruxelles : 835 mm/an) !

Après avoir suivi un petit sentier serpentant tantôt entre des bouleaux, tantôt entre des hêtres et longé le ruisseau de Polleur, vous croiserez un autre GR, le 573, qui remonte la Vesdre depuis Liège jusqu’à Eupen. Prenez à gauche pour poursuivre sur le GR 56 !

Revoilà à nouveau les caillebotis 😉 Ces chemins de bois surélevés vous permettront de découvrir de très intéressantes zones de tourbières couvertes de sphaignes, des landes ou encore des forêts marécageuses. Ne vous aventurez pas hors des sentiers battus : ces « tapis végétaux » peuvent être de redoutables pièges (profonds trous d’eau ou sols mouvants) dans lesquels vous risquez de vous enfoncer dangereusement ! Vous longerez d’abord la Fagne de Setay à votre gauche ; puis la Fagne de Fraineau à votre droite.

Changement de décor : le balisage vous emmène à présent sur un sentier forestier, entravé de pierres et de racines, avec en contrebas le ruisseau Trô Maret, affluent de la Warche. Certains passages un peu plus difficiles sont sécurisés par un câble. Un pont en bois vous permettra de passer sur l’autre rive pour continuer votre route vers Malmedy !

Besoin d’une pause ? A la sortie des bois, vous arriverez à la ferme Libert. Pourquoi ne pas vous y arrêter un moment ? Nous avons continué notre route, mais cet endroit respire la sérénité

C’est vers le plus grand Bikepark du Benelux que vous conduira ensuite le balisage ! Prenez le temps de vous arrêter pour regarder les bikers descendre la piste ou la remonter grâce au remonte-pente 🙂

En chemin, vous pourrez en apprendre davantage sur le projet européen LIFE Elia dont l’objectif est de mettre en place une gestion de la végétation sous les lignes électriques, en garantissant la sécurité du réseau électrique tout en favorisant la biodiversité (cf. site de Bévercé). Malmedy n’est à présent plus très loin ! Mais comme les itinéraires de GR ne prennent pas toujours les routes les plus simples pour arriver à leur but : rendez-vous à Malmedy … par les crêtes. Sur votre route, vous passerez devant le Monument Apollinaire, en mémoire au séjour de l’auteur dans la région en 1899. Les pierres disposées en cercle portent des extraits d’une oeuvre du poète.

Vous voilà à présent devant le pont d’Outrelepont, le premier pont de Malmedy. Écartez-vous un instant du tracé balisé en continuant votre route à droite, juste avant le pont, pour y découvrir la plus ancienne maison de Malmedy. Datant du XVIème siècle, elle a survécu aux grands incendies de 1587, 1689 et 1944. Située sur la rive droite de la Warche, cette habitation de type ardennais est entièrement construite en torchis et a conservé son aspect typique malgré les guerres et les inondations les plus graves.

Retournez à présent sur vos pas et traversez cette fois le pont arc-bouté sur la Warche. Vous passerez devant une statue de Jean Népomucène, protecteur des ponts et des bateliers, réalisée en 1986 par Jean Thérer. Le cœur de la ville, comptant quelque 12.000 habitants, bat autour de la Place du Châtelet et de ses parcs. Les environs de l’hôtel de ville, de la cathédrale et de l’ancien monastère du début du Moyen Âge ont fait l’objet d’une importante restauration. Un peu de temps devant vous ? Alors visitez le Malmundarium ! Cet ancien monastère, fondé voici 1.100 ans, est aujourd’hui un centre interactif et ludique pour tous les âges : 3.000m2 pour découvrir l’histoire, le folklore et les anciennes industries de la région.

En face, se dresse la Villa Steisel, dont les deux tours qui dominent l’ensemble donnent au bâtiment un air de petit château. Construite en 1897 pour le papetier Louis Steisel et son épouse Laure Steinbach, sur ordre du père de la mariée, cette villa appartient actuellement à la ville de Malmedy. Par la construction de villas pour ses filles, Jules Steinbach (1841-1904) a transformé la physionomie du centre de Malmedy. En 1901, il finança également la construction de l’hôtel de ville dont le vaste hall d’entrée est en marbre blanc. Ces édifices, reflet de l’activité économique florissante de la bourgeoisie malmédienne (drapiers, tanneurs, papetiers), participent par leur majesté et leur imposante stature à l’embellissement de la ville.

La Place du Châtelet est dominée par les deux flèches vert-de-gris de la Cathédrale de Malmedy, consacrée aux Saints Pierre, Paul et Quirin. En forme de croix latine, elle fut reconstruite entre 1776 et 1784 en pierre d’arkose de la région, d’après les plans de Charles-Antoine Galhausen. En effet, l’ancienne abbatiale, édifiée à la fin du Xe siècle, fut détruite en 1689, lors de l’incendie général perpétré par les troupes françaises de Louis XIV.

La marche ça creuse et ça donne soif … alors posez-vous un instant sur une des terrasses de la place Albert Ier. Au centre de la place se dresse un obélisque, édifié en 1781. Puis, après avoir repris des forces, prenez la direction de la Chapelle de la Résurrection ! Construite sur la place du Pont Neuf de 1755 à 1757, à l’initiative de Jean-Ignace Roderique, cette chapelle de style Renaissance devait permettre aux personnes du quartier de la Vaulx d’assister à la messe dans un lieu proche de leur domicile.

Nous avons été charmés par les kiosques à musique de la ville. La tradition des kiosques remonte à une époque où la musique occupait déjà une place de choix et participait aux festivités et à la vie quotidienne. Trois kiosques agrémentent les places (de Rome, Saint-Géréon et du Pont-Neuf) de la ville de Malmedy !

Si comme nous, vous souhaitez enchaîner le lendemain avec un autre tronçon du GR 56, vous pouvez soit séjourner à Malmedy, soit continuer et prendre un peu de hauteur en dormant sur les Terrasses de Malmedy. Mais pour ce faire, vous devrez affronter le « Calvaire » et ses 13 stations. De toute façon, vous devez y passer quoi qu’il arrive… alors autant en finir au plus vite 😀 Le Chemin de Croix fut érigé en 1728 à l’initiative du Père Capucin Albert de Dinant.

Le Calvaire invite le visiteur dans un site naturel tout à fait exceptionnel  : vous pourrez y admirer des mélèzes, érables planes, tilleuls, noyers, hêtres, cornouillers sanguins, etc. Au pied de la neuvième station, le chemin vous emmènera vers la droite jusqu’à un Belvédère d’où vous pourrez profiter d’une vue sur la ville de Malmedy et les environs. Au sommet du Calvaire se dresse une chapelle hexagonale dédiée aux Saintes Agathe et Appoline surplombant la ville de 97 mètres !

Vous arriverez ensuite à Chôdes où nous avons passé la nuit, dans un petit studio, sur les hauteurs de Malmedy (Les Terrasses de Malmedy, anciennement Domaine de Chôdes).


GR 56 – J2 : de Malmedy à Butgenbach (22,5 kms)

Cette première partie de parcours alterne route goudronnée, petits sentiers champêtres, partie boisée et belles vues sur la vallée … à la façon d’une montagne russe 🙄 Un bon petit échauffement en ce début de matinée ! Et une fois encore, vous apprécierez ces petits ponts en bois qui vous permettent de changer de rive en gardant les pieds au sec.

Après le « Nez de Napoléon », une avancée rocheuse abrupte qui surplombe la Vallée de la Warche, le chemin dégringolera pour vous emmener jusqu’à un croisement, point de départ de la « Liaison Bayehon ». Ce chemin balisé également en blanc et rouge passe au château de Reinhardstein, remonte le vallon sauvage du Bayehon puis le ruisseau de Ghaster, frôle le gîte d’étape d’Ovifat et longe le Centre Nature de Botrange pour rejoindre le GR 56 près de Botrange. Ne partez pas dans la mauvaise direction et suivez la direction « Barrage » qui grimpe à droite !

Vous serez alors récompensé par de magnifiques vues sur l’ensemble du château de Reinhardstein. Il s’agit du seul château de type « eifelien » en Belgique. Dominant la Warche sur son éperon rocheux, il fut construit en 1354 par Renaud de Waimes pour le Duc Wenceslas de Luxembourg. Il a vu ensuite se succéder d’illustres familles : les Zivelle, Brandscheid et Nassau. Son dernier seigneur, le comte Franz-Georg von Metternich, vend le Burg en 1812. Le sort de ce dernier semble alors scellé : il servirait dorénavant de carrière. Laissé à l’abandon, il se dégrade fortement au fil du temps. Mais en 1965, Jean Overloop, enseignant à Bruxelles et passionné d’histoire, découvre le château en ruine et c’est le « coup de foudre ». Il relève Reinhardstein en dix-huit mois, aidé de quelques passionnés. Actuellement, le château de Reinhardstein domine à nouveau fièrement le paysage et est une attraction touristique incontournable !

Le balisage vous amènera ensuite sur un parking, à l’extrémité sud du barrage de Robertville. Déshydraté ? Vous aurez la possibilité d’acheter des victuailles sur place ! Envie d’aller visiter le château de Reinhardstein ? Traversez le barrage, haut de 55 mètres, tout en profitant de la magnifique vue sur le lac, puis suivez les indications sur votre gauche : il ne vous restera alors plus que 800 mètres à parcourir à pied … Le château abrite aujourd’hui une riche collection de meubles, armures et tapisseries, qui peut être découverte lors de visites guidées. Après votre visite, vous pourrez aussi profiter d’activités quelque peu insolites (sur réservation) sur site : initiation au tir à l’arc, spectacle de fauconnerie ou encore repas médiéval. Quant à nous, nous avons continué notre route, préférant visiter le château à un autre moment.

Le parcours se poursuit alors en longeant le lac du barrage dont voici l’histoire … Après la Première Guerre mondiale, l’essor industriel que connut l’Europe nécessita des ressources énergétiques que le charbon ne pouvait plus satisfaire. Ainsi, plusieurs barrages furent construits dans l’est de la Belgique afin de produire de l’électricité. Le premier fut construit, dans la vallée de la Warche, à Robertville, entre 1925 et 1928 et permit de créer un lac de 8.000.000 m3 qui fournit la centrale hydroélectrique de Bévercé, située 154 mètres plus bas, en eau et d’approvisionner Malmedy en eau potable. Il faudra attendre 1973 pour que ce lac de 80 hectares se voie affecter un rôle touristique et fasse de Robertville un véritable pôle d’attraction récréatif. Les visiteurs peuvent y faire du pédalo, du canot électrique ou y nager. Bien d’autres activités sont également possibles sur et autour du lac, comme la pêche, le minigolf, le vélo, la marche et l’équitation.

Le balisage vous invitera tantôt à emprunter une route forestière, tantôt à traverser des prés, pour finalement vous conduire jusqu’au pont de Haelen, qui enjambe le lac en son centre, et obliquera ensuite à droite en face de l’Hôtel des Bains. Édifié en 1928, suite à la construction du barrage sur la Warche, le pont prit l’appellation de Haelen, localité où l’armée belge repoussa un assaut allemand en août 1914. A la fin de l’été 1944, pour ralentir l’avancée des troupes alliées qui progressaient vers le Nord-Est, l’armée allemande fit sauter une partie du pont franchissant le lac de Robertville. Fort heureusement, le dynamitage du barrage, prévu dans le même objectif, échoua !

Longez à présent la rive du lac, par la droite ! Vous quitterez bientôt le voisinage du lac pour traverser le camping Belle-Vue … pour finalement y revenir … et vous en écarter définitivement en empruntant le pont qui le traverse. Dans les prés, sur des chemins herbeux ou de petites routes empierrées ou encore sous les épicéas … votre parcours se poursuivra le long de la Warche.

D’une longueur de 41 kms, la Warche prend sa source à Bullange et se jette dans l’Amblève à proximité du hameau de … Warche ! Juste avant le tunnel, grimpez un sentier à droite pour rejoindre l’ancienne voie ferrée. Vous découvrirez alors ce qu’il reste du viaduc de Weywertz. C’est en 1884 que les travaux commencèrent au viaduc qui enjamberait la vallée de la Warche. Les habitants de Weywertz attendaient avec impatience l’ouverture des travaux de construction de la ligne de chemin de fer, reliant Monschau à Waimes, qui allait leur procurer du travail à proximité de leur village. Mais personne n’aurait pu s’imaginer que la guerre allait débuter précisément à cet endroit, à l’aube du 10 mai 1940.

En effet, c’est dans un contexte international tendu et en prévision d’une invasion allemande que l’armée belge avait lesté le viaduc de charges explosives afin de le détruire le cas échéant. L’importance stratégique de cet ouvrage n’échappait à personne : il était gardé jour et nuit par des soldats. Au régiment allemand, deux commandos spéciaux avaient été formés et entraînés avec pour objectifs la prise du viaduc intact à Weywertz et l’occupation de la gare de Sourbrodt. Ces derniers ouvrirent le feu sur les soldats belges qui montaient la garde au viaduc à l’aube du 10 mai 1940 mais ces derniers réussirent à s’enfuir. Les assaillants pensèrent que les charges explosives avaient été neutralisées, mais le lieutenant belge les avaient fait déplacer de telle manière que les soldats en se sauvant purent encore activer le détonateur. Le pont explosa dans un vacarme étourdissant !

Quittez à présent la voie déferrée à l’arrêt de Weywertz-Nidrum pour rejoindre un chemin herbeux, à gauche, parallèle au RAVeL. La gare de Weywertz se trouvait approximativement à 1,7 km du centre du village. Cette localisation n’était pas à l’avantage des usagers du chemin de fer d’autant plus que lors de la construction de la ligne, le site de la future gare ne totalisait pas plus de six maisons. Les habitants de Weywertz durent patienter jusqu’en 1937 avant qu’un arrêt ne soit aménagé ici, arrêt dont bénéficièrent également les habitants du village de Nidrum situé à 2,5 km d’ici. La halte était desservie par six convois venant de St. Vith et autant en provenance de Monschau.

Même si plus de 70 années se sont écoulées depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les services de déminage s’occupent encore régulièrement du désamorçage d’explosifs (bombes ou grenades non explosées), héritage du passé. En juillet 1972, un tragique accident eu lieu : trois enfants originaires de Nidrum ont probablement trouvé et ramassé une grenade sur les rives de la Warche. Un enfant perdit la vie lors de l’explosion, les deux autres furent blessés.

Laissez-vous charmer par les paysages que vous traverserez sur cette fin d’itinéraire… Bientôt, le GR franchira la Warche, puis vous fera grimper sur l’ancienne voie ferrée pour un peu moins de 500 mètres. Nous choisissons de quitter le RAVeL juste avant le viaduc de Butgenbach pour aller retrouver notre voiture.

La ligne de chemin de fer Weywertz-Jünkerath fut mise en service en 1912 pour faciliter les transports militaires allemands vers le Camp d’Elsenborn. Un viaduc à 6 arches et d’une hauteur de 30 mètres franchissait la vallée. Il fut dynamité par la Wehrmacht le 13/09/1944 à l’approche des Américains.

Nous avions laissé notre véhicule, au milieu du village, près de l’église paroissiale Saint-Etienne de Butgenbach. Cette construction néo-romane, réalisée suivant les plans de l’architecte malmedien Cunibert, date de 1931. A l’intérieur, vous pourrez entre autres y admirer une statue de la « madone souriante », datant du 14ème siècle.

Nous avons ensuite décidé d’aller passer la fin de l’après-midi au centre sportif et récréatif Worriken. C’est à la VENNtastic Beach que nous avons déposé nos serviettes : cette plage de 8.000 m2 offre entre autres une zone de baignade surveillée avec jeux ancrés pour petits et grands, une plage de sable, un terrain pour volleyball, soccer ou handball … … nous nous sommes rués sur la location de pédalo (comme si on n’avait pas encore fait assez d’activité physique 😛 ) ! C’est grâce à la construction du barrage de Butgenbach en 1932 qu’un lac de 120 ha a été créé. Le lac est alimenté par la Warche et la Holzwarche. Sa fonction principale est de servir de réservoir d’eau pour la production électrique du barrage de Robertville mais est également devenu un pôle d’attraction touristique au fil des ans.

Que dire de plus sur ce weekend à la découverte des Cantons de l’Est ! Il paraît que cette étape est la plus sympa du GR 56 😀


GR 56 – Itinéraires de deux étapes

GR 56 – J1 : de Botrange à Malmedy (26 kms)

Distance totale: 26027 m
Altitude maximum: 696 m
Altitude minimum: 332 m
Total time: 07:29:08

GR 56 – J2 : de Malmedy à Butgenbach (22,5 kms)

Distance totale: 22623 m
Altitude maximum: 580 m
Altitude minimum: 454 m
Total time: 06:32:25

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